On frôle l’indécence…

9 mars 2008

courbe corset

 

Ah! Quelle grâce dans ces courbes féminines, la taille sanglée dans un corset impitoyable pour atteindre la perfection. Ces bas tenus par des portes-jarretelles sublime le corps. Il dévoile avec indécence, et cache avec une fausse dévotion…
La langueur du désir
L’obsession vire au fétichisme. Quelle douce caresse que celle passionnée de désir et d’amour… Ce mysticisme des courbes féminines fascine, c’est un temple sacré, on voudrait tant l’avoir mais on a peur de le briser.
Cette étoffe charnelle est entre nos mains, et on ne peux que se laisser envahir d’obscures sensations, au plaisir tant attendu…
Mais voilà que l’on se fait violence, on griffe, on mord, on torture et on se fait souffrir… L’odeur du cuir, le toucher du satin, la parfum de la peau, tout cela nous animent.
Délicieuse âme… La volupté vous transporte…

Intimité

9 mars 2008

Tant de secrets enfouis
Tant de mystère

 

Je suis

 

À demi révélée et à demi cachée
Ce n’est pourtant pas un jeu de cache cache,
C’est plus fort que moi,

J’ai besoin d’avoir mon jardin secret
Mon intimité

 

intimité

 

Je suis rêveuse

Un peu trop dans mes pensées

Toujours dans mon univers si particulier
Une nébuleuse

Pourquoi tant de secrets ?
Pourquoi tant de mystère ?
Mon coeur est ce qui m’est le plus fragile,

Alliage d’acier et de verre
Qui se casse si facilement…

 

À la fois puissante et fragile
Je ressemble à l’astre lunaire
Qui se cache pour ne mieux que se révéler sous le ciel nuageux

 

Divinité de l’ombre
Fugitive comme l’eau
Solide comme la forêt
Impalpable comme l’air
Mais redoutable comme le feu

 

 

Pour toi

9 mars 2008

Robert Doisneau - le baiser à l'hotel de ville

 

Le Baiser à l’hôtel de ville (Robert Doisneau)


Je voudrais consacrer mon premier article à ma moitié. Celui qui est ma raison de vivre, qui me fait aimer passionnément, à la folie. Après tout ce qu’on a pu traverser pour arriver là où nous en sommes, rien ne peut nous empêcher de nous aimer, car l’amour est une force, notre force.

 

La Mort

CXXI
La Mort des Amants

Nous aurons des lits pleins d’odeur légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d’étranges fleurs sur des étagères,
Écloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l’envie leur chaleur dernière,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d’adieux;

Et plus tard un Ange entr’ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.

Charles Baudelaire

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Victoria Francés - libera me

Notre Outre Tombe Charnel

Je dépéris
Mon coeur est mis à nu
Mon âme est écorchée
Par cet amour.
Je tombe dans la déchéance des larmes au goût salé
Comme un lent poison brûlant.
Des sanglots désertiques
M’envahissent.
Mon corps tremble de ces spasmes
Mortels.
La cruauté de ce poison
Restera à jamais en moi
Jusqu’à me faire mourir.
Je dépéris dans l’angoisse
Dans une étreinte solitaire
Dans mon amour.
Je ne suis que moitié de moi même
En attente de cette fusion délicieuse
Ce frisson voluptueux
Cette alchimie de nos deux âmes.
Notre outre tombe charnel.
Je dépéris
Dans l’angoisse silencieuse.
J’ai froid

Car je suis en manque de toi.
Je me meurs lentement dans ces décombres.

Notre outre tombe charnel.

 

Les amants se sont retrouvés,
Et ne se quitterons plus,
À jamais…

 

Présentation

7 mars 2008

Tout d’abord, je souhaite la bienvenue à tous les visiteurs impromptus qui tombent par hasard ou par curiosité sur ce blog, parcelle de mon existence. J’y écris mes passions, mes rêves, ma vie, tout ce qui m’intéresse et m’entoure. Ce blog sera régulièrement mis à jour en fonction de ma pensée ou selon mes envies extravagantes.
Ce blog, coin perdu du net, sera une entrée, l’aurore ou le crépuscule de mon univers… légèrement bohème. Ma vie est rythmée de remises en question perpétuelles, de recherche de soi, de passions parce que l’on construit son âme, son esprit.

J’incarne le mystère sous le regard de Lilith, ou Morrigan, au clair de lune où les visions nocturnes me murmurent aux yeux. La folie des passions et de la créativité est toujours à l’abri dans mon esprit déréglé. Au fond de moi, ça me tourmente…


« La vie est la farce à mener par tous »
(Arthur Rimbaud)

« … une pierre, une feuille, un porte dérobée ; d’une feuille, d’une pierre, d’une porte. Et de tous ces visages oubliés.
Nus et esseulés, nous avons connu l’exil. Dans sa sombre matrice, nous n’avons pas reconnu le visage de notre mère ; quittant la prison de sa chair, nous pénétrons dans la prison innommable et indicible de cette terre.

Qui de nous a réellement connu son frère ? Qui de nous a su sonder le coeur de son père ? Qui de nous n’est pas demeuré éternellement prisonnier ? Qui de nous est autre que cet étranger solitaire, à jamais ?

… O, tout errant que tu sois, chagriné par le vent,
fantôme, reviens-moi.  »
( Thomas Wolfe, Que l’ange regarde de ce côté )

 

Au plaisir

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