En m'observant, je vois mes qualités autant que mes défauts, je ne vois pas une personne parfaite. Certes, j'ai mes qualités, sensibles, touchantes et rares, j'en ai conscience, mais également en moi, j'ai mes défauts -dualité existentielle-. Certains deviennent des qualités dans leur originalité et d'autre me font amplement souffrir car j'ai commis des erreurs dans ma vie, des fautes non-voulues, mais qui sont cependant là, dans mon passé et encore dans mon présent…
“Mes propres peines pèsent sur un coeur déjà lourd” (”Roméo” - Shakespeare)
Ce que j'ai pu commettre ou subir, mes peines, mes afflictions m'ont fait souffrir et ont déjà fait souffrir les gens que j'aime, ceux qui comptent le plus dans ma vie, surtout lui, il a déjà souffert par ma faute, moi par la sienne.
Est-ce qu'il faut garder une rancoeur envers des erreurs souffrantes, envers un passé difficile, envers une période traumatisante passé ? La rancoeur étouffe, est-ce que je mérite le pardon ? Je ne sais pas, on est pas prêt de me pardonner, et en y réfléchissant c'est ce qui me fait le plus souffrir. J'ai toujours eu du mal à me pardonner, au contraire même, je me suis déjà haie profondément pour ce que j'ai pu faire dans ma vie passé allant jusqu'à l'autodestruction…
Le pardon n'existe peut être pas pour moi. Chacun fait des erreurs mais chacun en paie le prix…
A chaque fois que je le regarde j'ai mal au coeur… Et ce mal être n'est pas prêt de partir. J'ai détruis celui et les personnes que j'aime, alors pourquoi ne devrais-je pas me détruire moi-même? Me détruire comme j'ai déjà pu le faire…
La mort peut être envisagée comme un pardon… Je ne mérite aucun pardon de sa part, lui que j'aime ni des autres, j'aimerai me pardonner moi-même, sans cela, je ne peux m'accepter en entier…
Je ne suis qu'une destructrice qui répand la désolation autour d'elle. On me fuie, peut être est-ce le mieux…
J'implose en moi-même, moi qui m'étais attachée il y a quelques années à ne pas vouloir vivre parce que je ne le méritais pas, à vouloir cacher ma voix qui me pesait… Cette voix depuis s'est ouverte, petit à petit certes, mais j'implose encore en moi-même, angoissée.
J'explose.
J'aimerai me sentir vivre que ce soit par la caresse du souffle du vent ou celui de mon aimé, par l'extase que me procure la moindre manifestation de la nature, un rien peut me mettre dans un état extatique, par la sensibilité que j'éprouve envers tout ce qui m'entoure, me sentir trembler de passion ou de larmes, par mes tripes, sentir en moi l'amour… J'aime aimer, je ne vis que pour cela…
L'amour ou la mort…