Archive de la catégorie ‘Cris de démence’

Sans titre…

Lundi 5 mai 2008

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Quelque fois, l’angoisse est telle qu’elle vous cloue par terre, un noeud au ventre, une boule dans la gorge, elle vous étouffe… Vous suffoquez en vain dans la recherche de qui vous êtes, qu’est ce que vous faites là, comment vous est -il arrivé de vous retrouver seul, véritablement seul au monde. Votre corps tremble de ces spasmes violents et terrible, défiant la raison, défiant la pesanteur, vous vous écrasez contre le sol, brutalement, dans un choc tant physique que mental…
Votre esprit déjà tourmenté se déchire encore plus dans ses questionnement et ses dramatisations. Vous vous perdez dans ces méandres insolubles de l’iraison, vous vous enfoncez encore plus, jusqu’à ne voir qu’un trou noir, celui de votre esprit…
Votre coeur bat vite, trop vite, que vous avez l’impression qu’il va sortir de votre poitrine, dans un chamboulement de battements, vous ne maitrisez plus rien du tout… Votre corps vous échappe tout comme votre esprit, vous subissez simplement cet état…
Vous n’êtes plus rien, vous avez l’impression d’être une pauvre loque, une pauvre merde écrasée par terre.
Vos larmes coulent, fleuve sillonnant ces joues blafardes, mais ne changent rien, elles coulent dans une sorte d’extériorisation de votre douleur, subite elle aussi, extrême souffrance suffoquante…
Vous vous retrouvez seul devant vous-même, mais c’est un soi même négatif et dramatisé.
Vous êtes seul et ne vous rendez pas compte qu’il y a des personnes confiantes autour de vous…

I love You…

Dimanche 6 avril 2008

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Terres d’ombres

Dimanche 6 avril 2008

Dans ces vastes plaines, terres d’ombres, j’erre en pensées brumeuses et perdues à jamais dans l’abandon. Les paysages défilent, monotones, aussi tristes que fades. C’est une vision solitaire de mon vide intérieur. J’ai été abandonné, me voilà perdue dans la calme folie de mon âme déchirée. Le vent est glaciale fouettant ma peau qui hurle de douleur sous tous ces pores martyrisés. La terre sèche est battue par ce souffle impitoyable et lent. Les décombres mystérieuses d’on ne sait plus quel passé ancien, le notre, gisent perdues dans ce paysage désert, sans vie, aussi glaciale qu’une lente agonie. C’est le chant d’une âme qui s’élève pour transmettre sa souffrance, voix du coeur brisé à demi vivant pour encore aimer. Ce coeur saigne, salissant les milliers d’éclats de verre qui le constituaient. Ce liquide de vie s’écoule silencieusement à mesure que la mort vient et s’insinue dans ce être démembré…

 

Frozen landscape