Pensées perdues

Des pensées perdues, des songes envolés, je ne sais même pas si quelqu’un lira cet article, ça fait trop longtemps que je n’écris plus ici.
Tant de choses ont passés, on ne peut jamais oublié le passé, c’est comme une marque gravée en moi, surtout si il s’est passé un événement fort. Pour ma part, il s’est passé tellement de choses, en un an, une seule année de ma vie où tout a changé. De tout ça, j’en ai acquis de l’expérience, mas surtout des joies et des peines qui m’ont fortement marqués.

J’ai perdu contact avec des gens, que je considérais comme amis, ça, les peines d’amitié, comme celle que j’ai vécu, avec une des celles que j’apellais soeur me marquera toujours. Je ne pense pas que l’on peut oublier les personnes qu’on rencontre dans une vie, chacune apporte et je leur apporte, c’est un échange. L’homme ne peut pas rester grand solitaire, seul dans sa tête, c’est aussi le contact avec les autres qui le fait murir.
J’ai rencontré d’autres personnes, même si je pense que les vrais amitiés sont vraiment rares, c’est la perte d’une pépite précieuse.
J’ai appris des nouvelles qui m’ont fait mal, comme une giffle en plein coeur, la mort rôde…
J’ai changé d’environnement à force de déménagement, d’habitudes, de lieu, de villes, de mode de vie, tout. C’est comme couper le cordon ombilicale une seconde fois, ça émeut toujours, mais on a les ailes libres. Toutefois le gout de la liberté peut être ravageur, faite attention à Icare…
Enfin, surtout, j’ai pu être au côté de ma moitié, on habite pas très loin, on s’entend merveilleusement, c’est un second souffle, une renaissance dans un coeur aussi enflammé.
J’ai pu évolué encore plus, je suis plus lucide tellement plus que ça me fait mal d’avoir les yeux grands ouverts sur ce monde, cette déchetterie.
En hyper sensibilité, je me redécouvre aussi intérieurement.
En travail, je me cerne plus, je sais ce que je veux malgrè l’angoisse qui peut me prendre aux tripes, je crée, j’artériose (de arte : art) comme j’ai envie de dire.

Mais parfois, je veux juste dire, que même si on peut avoir l’impression de mener plusieurs vies, par la perte et les retrouvailles de personnes, le changement de lieu de vie, d’autres ambitions, on n’oublie jamais ce qu’on a vécu. En réalité c’est ce qui nous forge. On peut avoir le coeur meurtri, ça ne nous empêchera pas d’être toujours aussi passionnée, malgré les peines qui restent là.
Las, je ne sais pas où iront ces mots, perdus, envolés…

 

Irina Ionesco photo 18

 (photo Irina Ionesco)

6 Réponses à “Pensées perdues”

  1. Maïté dit :

    Bonsoir Asphodèle. mais oui « quelq’une » s’est mis en tête de te lire…
    La bohème aux accents si doux qu’ils viennent parfois mourir en secrets, en sourires d’amour.
    Les mots s’envolent, ils virevoltent au vent se Dieu sait si le vent fut troublant ces temps-ci…Mais les mots se posent parfois, au creux d’une oreille, sur une feuille du temps soudain en suspens.

  2. ezael dit :

    Bonjour Asphodèle

    Ne dit on pas , que lorsque deux anges se reconnaissent, ils feront semblant de ne pas se reconnaitre.?

    Jai parcouru la Terre de lecture et d’écriture et pourtant je continue de faire des fautes en tout genre. Meme d’Orthographe :)

    Mais il en est une que je ne fais pas, celle de reconnaitre l’Une de mes semblables.

    Ton blog est tout simplement Vrais

    Magnifique

    Ezael

  3. Asphodèle dit :

    Merci Ezael, et Maité
    ça me fait plaisir de voir que mes mots, mes écrits ne sont pas envolés dans les territoires d’oublis.
    Et surtout qu’ils soient appréciés, pour ma façon de penser.

    (J’ai voulu faire un tour sur ton blog, Ezael, et malheureusement, il n’y a rien ?)

    ~Asphodèle~

  4. Lucy dit :

    Bonsoir Asphodèle,

    Je me suis attardée sur cet article car je me suis reconnue, tes mots sont touchant… j’ai blessée une soeur il y a quelques temps de ça et ce lien était des plus forts durant des années jamais de nouvelles un oubli total et profond … je suis sortie de sa vie et comme pour me punir la vie l’a abandonnée d’une façon des plus ignobles…. Ton coeur a l’air de lui garder encore une place, car de toutes tes pertes tu t’attardes légérement sur une precise, c’est que tu as encore un bout de chemin a faire avec… avant qu’il ne soit trop tard… encore aujourd’hui je m’en veux de cette ignorance et je ne pourrais jamais y remédier elle est morte jamais elle ne saura a quel point mes actes d’abandon ont été si stupides la vie est courte… pareil je ne sais ou iront ces mots… y réfléchiras tu ? est ce que ces mots qui m’ont échappés seront necessaires ? ou partiront ils dans l’oubli?

    ps:Tu es une artiste dans l’ame ca se ressent…
    quelques mots pour toi:
    L’art naît de contraintes, vit de luttes et meurt de liberté.(André Gide) =)
    telle est ma conception…

  5. Asphodèle dit :

    Merci pour ton commentaire Lucy, ça m’a touché et tes mots ne partent pas dans l’oubli, c’est même tout le contraire. Mais voilà, j’y ai beaucoup réfléchi, je sais que rien ne sera comme avant, si ce n’est qu’il y aura toujours de l’amertume, des cicatrices, mais soit le plus dur c’est d’être une combattante, de prendre du recul pour mieux avancer, et c’est comme cela qu’on prend ses meilleures décisions. Il ne faut pas toujours avoir l’oeil sur le passé, mais reconstruire l’avenir. Et peut être que cela passera par l’espoir, espoir de réconciliation, de reconstruction…

    Je reconnais ta peine, ces pertes de l’âme, des personnes que j’ai abandonné de vue, et qui sont aujourd’hui parties pour le « paradis blanc », et je m’en veux toujours de ne pas m’être plus rapproché tant qu’il était encore temps… ces deux personnes étaient très importante pour toi, il n’en reste que le souvenir…

    J’espère que tu trouveras la paix en toi.

    ps: très belle citation…

  6. Paul dit :

    Bonjour,

    Il est 2h du matin, et je suis tombé sur ton article :P .
    C’est beau ce que tu as écrit. En le lisant, j’avais l’impression de me sentir dans une salle vide d’un nouveau déménagement, ou quelque chose du genre, tu sais comment sont les émotions des fois, difficiles à expliquer. Mais ton article rend très bien l’impression de mouvement, de regards en arrière, et de vide en avant. J’ai bien aimé cette phrase-ci, ça m’a rejoint, en tout cas : «L’homme ne peut pas rester grand solitaire, seul dans sa tête, c’est aussi le contact avec les autres qui le fait murir.»

    Merci pour l’article ! :)

    Paul

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