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Archive pour février 2009

Le diable au corps

Vendredi 6 février 2009

Mon amour s’est transformé en flamme, et cette flamme consume peu à peu ce qui est terrestre en moi.

[Novalis]

Lorsqu’un amour est notre vie, quelle différence y a-t-il entre vivre ensemble ou mourir ensemble ?

[Raymond Radiguet]


Irina Ionesco photo eva2

(photo: Irina Ionesco)


Le diable au corps, c’est mortel, ça me prend aux tripes, dans les veines, le sang qui bat à tout rompre, le corps qui trémousse, en manque de sa drogue, c’est l’effusion d’un sentiment. Vouloir le crier, le chanter, le sourire, ce Je T’aime si précieux. C’est comme un diable justement qui se débat au fond du coeur, du corps et qui force à dire les choses instinctivement, de manière animal. C’est une force irrésistible qui n’est plus l’ordre du terrestre, on plonge d’autres sphères, on aime, on se débat, on le crie.

Je T’aime Ma Moitié

 

Pensées perdues

Mercredi 4 février 2009

Des pensées perdues, des songes envolés, je ne sais même pas si quelqu’un lira cet article, ça fait trop longtemps que je n’écris plus ici.
Tant de choses ont passés, on ne peut jamais oublié le passé, c’est comme une marque gravée en moi, surtout si il s’est passé un événement fort. Pour ma part, il s’est passé tellement de choses, en un an, une seule année de ma vie où tout a changé. De tout ça, j’en ai acquis de l’expérience, mas surtout des joies et des peines qui m’ont fortement marqués.

J’ai perdu contact avec des gens, que je considérais comme amis, ça, les peines d’amitié, comme celle que j’ai vécu, avec une des celles que j’apellais soeur me marquera toujours. Je ne pense pas que l’on peut oublier les personnes qu’on rencontre dans une vie, chacune apporte et je leur apporte, c’est un échange. L’homme ne peut pas rester grand solitaire, seul dans sa tête, c’est aussi le contact avec les autres qui le fait murir.
J’ai rencontré d’autres personnes, même si je pense que les vrais amitiés sont vraiment rares, c’est la perte d’une pépite précieuse.
J’ai appris des nouvelles qui m’ont fait mal, comme une giffle en plein coeur, la mort rôde…
J’ai changé d’environnement à force de déménagement, d’habitudes, de lieu, de villes, de mode de vie, tout. C’est comme couper le cordon ombilicale une seconde fois, ça émeut toujours, mais on a les ailes libres. Toutefois le gout de la liberté peut être ravageur, faite attention à Icare…
Enfin, surtout, j’ai pu être au côté de ma moitié, on habite pas très loin, on s’entend merveilleusement, c’est un second souffle, une renaissance dans un coeur aussi enflammé.
J’ai pu évolué encore plus, je suis plus lucide tellement plus que ça me fait mal d’avoir les yeux grands ouverts sur ce monde, cette déchetterie.
En hyper sensibilité, je me redécouvre aussi intérieurement.
En travail, je me cerne plus, je sais ce que je veux malgrè l’angoisse qui peut me prendre aux tripes, je crée, j’artériose (de arte : art) comme j’ai envie de dire.

Mais parfois, je veux juste dire, que même si on peut avoir l’impression de mener plusieurs vies, par la perte et les retrouvailles de personnes, le changement de lieu de vie, d’autres ambitions, on n’oublie jamais ce qu’on a vécu. En réalité c’est ce qui nous forge. On peut avoir le coeur meurtri, ça ne nous empêchera pas d’être toujours aussi passionnée, malgré les peines qui restent là.
Las, je ne sais pas où iront ces mots, perdus, envolés…

 

Irina Ionesco photo 18

 (photo Irina Ionesco)