Terres d’ombres

Dans ces vastes plaines, terres d’ombres, j’erre en pensées brumeuses et perdues à jamais dans l’abandon. Les paysages défilent, monotones, aussi tristes que fades. C’est une vision solitaire de mon vide intérieur. J’ai été abandonné, me voilà perdue dans la calme folie de mon âme déchirée. Le vent est glaciale fouettant ma peau qui hurle de douleur sous tous ces pores martyrisés. La terre sèche est battue par ce souffle impitoyable et lent. Les décombres mystérieuses d’on ne sait plus quel passé ancien, le notre, gisent perdues dans ce paysage désert, sans vie, aussi glaciale qu’une lente agonie. C’est le chant d’une âme qui s’élève pour transmettre sa souffrance, voix du coeur brisé à demi vivant pour encore aimer. Ce coeur saigne, salissant les milliers d’éclats de verre qui le constituaient. Ce liquide de vie s’écoule silencieusement à mesure que la mort vient et s’insinue dans ce être démembré…

 

Frozen landscape

3 Réponses à “Terres d’ombres”

  1. Marquise ! dit :

    Dans une situation pareil j’essaye de ne jamais oublier qu’au dessus des nuages il y a le soleil, que ce qui est gris, sombre & pesant n’est qu’une situation relative & temporaire.
    Que toujours, au dessus, l’espoir est là, que le soleil brille…. aveuglément

    Demain sera un autre jour !

  2. Asphodèle dit :

    C’est vrai, comme il arrive que l’espoir soit occulté par le désespoir, c’est un moyen de se perdre. Il ne faut pas.

    Comme tu dis, il y a toujours un soleil derrière les nuages qui brille pour nous, c’est « ça » que l’on doit rechercher…

  3. Marquise ! dit :

    J’en suis sure que tu trouveras !
    He suis trés confiante, bonne chance :)

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